L'investissement Scellier dans l'immobilier ancien
En ces temps de crise où les petits investisseurs cherchent désespérément des placements sûrs, la pierre apparaît comme l’une des meilleures alternatives et un bon moyen de préparer sa retraite. Ceci est d’autant plus juste que depuis plusieurs années, l’Etat joue un rôle particulièrement incitatif en la matière.
Différents dispositifs ont ainsi vu le jour, comme les lois Robien ou Borloo. En 2009, c’est le dispositif Scellier qui est mis en place. Jugé plus avantageux, plus simple et plus juste que les précédents, il connaît un franc succès. Destiné à renouveler un parc locatif vieillissant et à pourvoir en logements des zones où l’offre locative est en berne malgré la demande, il présente surtout l’avantage de faire bénéficier les investisseurs d’importantes réductions d’impôts, lesquelles vont en partie financer l’achat du bien.
Tous les contribuables sont concernés, quelque soit leur niveau de revenus. Il est toutefois utile de noter que le dispositif devient particulièrement intéressant lorsque le montant de l’impôt sur le revenu dépasse les 3000€ par an. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter les sites spécialisés comme www.reductiondimpot.fr ou encore www.vidati.fr/defiscalisation/.
Dans son principe, la loi Scellier oblige l’investisseur à louer son bien de manière continue, pendant une durée minimale de 9 ans. Par ailleurs, selon la zone géographique, il se doit d’appliquer des loyers ne dépassant pas un certain plafond, ceci afin de favoriser l’accès à la location pour le plus grand nombre. En 2011, ce type de dispositif permet d’obtenir une réduction de 22% du prix d’achat (avec un plafond de 300000€) pour un logement répondant à la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation) et 13% pour un autre. Il est à noter qu’en 2012, les taux de réduction vont être revus à la baisse.
Généralement, les investissements se font dans le neuf. On voit ainsi fleurir un peu partout de multiples programmes estampillés loi Scellier. Ce que l’on sait moins, c’est que le dispositif s’adresse également aux logements anciens, sous certaines conditions toutefois. En effet, ils devront faire l’objet d’une réhabilitation complète. Mais attention, il ne s’agit en aucun cas d’une simple rénovation impliquant quelques coups de peinture pour rafraîchir et la pose d’un nouveau sol.
La notion de réhabilitation, essentielle pour investir en loi Scellier dans l’immobilier ancien, suppose des travaux souvent lourds, qui devront répondre à un cahier des charges très strict impliquant des interventions sur le gros œuvre, la toiture et la charpente, les installations électriques et de gaz, les installations sanitaires, mais aussi la recherche de matériaux nocifs ou encore le respect d’une surface minimale habitable. Ainsi, à la base, le propriétaire devra fournir un justificatif, émanant d’un professionnel, prouvant, qu’en l’état, le logement est soit insalubre, soit très éloigné des critères d’un habitat décent.
Ensuite, les travaux devront être réalisés dans les règles de l’art, de préférence par des professionnels, car les contrôles seront intraitables. Le logement devra obligatoirement répondre à des caractéristiques énergétiques et thermiques bien spécifiques, très proches de celles d’un logement neuf. La réduction d’impôt ne pourra s’appliquer qu’à cette seule et unique condition. Pour être sûr d’être éligible au dispositif Scellier, mieux vaut donc éviter l’à peu près et les travaux bâclés.
Pour conclure, on pourra se demander qu’elle est la solution la plus rentable entre l’investissement Scellier dans le neuf ou l’ancien ? Tout dépend en fait du bien et surtout de sa localisation. Avant de se lancer, il convient de bien prendre en compte tous les paramètres de rentabilité, et pour ce faire, il est encore une fois fortement conseillé de consulter les sites spécialisés comme www.reductiondimpot.fr/loi-scellier/ qui sauront vous éclairer pour faire le meilleur choix.



