Le démembrement : entre l’usufruitier et le nu-propriétaire
Parmi les régimes de défiscalisation, on peut citer le démembrement immobilier. Cette méthode permet de bénéficier d'une réduction d’impôt sur une succession, une donation ou une vente dite d'en viager. Dès qu’il est question de démembrement, il faut garder à l’esprit le principe de la division du droit de propriété entre l’usufruitier et le nu-propriétaire.
La fiscalité du démembrement de la propriété
Le départage des obligations entre les deux parties doit se faire en bonne et due forme. Entre la conservation du bien et les travaux d’entretien et de réparation, chacun doit connaître son rôle. Le paiement des impôts locaux se calcule en fonction de l’usage du bien par l’usufruitier. S’il l'utilise comme sa résidence principale, il payera la taxe d’habitation et l’impôt foncier. Et, dans le cas où il le loue, il ne sera imposable que par la taxe foncière.
Avantages du démembrement immobilier
Comme les autres dispositifs de réduction d’impôt, le démembrement présente de nets avantages. Déjà, on a la possibilité de récupérer la TVA de 19%, ou encore de faciliter la vente de l’immobilier. Si le propriétaire ne veut céder que la nue-propriété, il aura l’avantage de garder son droit au loyer ainsi que les bénéfices y afférant. C’est ce qu’on entend par la vente en viager. Il a été précisé que le démembrement s'applique dans trois cas et, dans le contexte de la donation, il profite également au conjoint de l’usufruitier. Dans ce cas, le bien est transféré directement aux enfants.










